tigran hamasyan / kadri voorand /aziz sahmaoui & university of gnawa / natalia m. king// marseille jazz des cinq continents

Date

mercredi 13 juillet 2022

18:30

Tarifs

20€ - Plein Tarif

15€ - Tarif Réduit

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Festival Marseille Jazz des Cinq Continents Programmation : Marseille Jazz des Cinq Continents

Tigran Hamasyan "StandArt"

Un prodige. A 4 ans, Tigran Hamasyan se fait la main au piano, tout seul comme un grand sur Led Zeppelin, les Beatles ou encore Louis Armstrong. « Un jour, tu joueras sur la même scène que Herbie Hancock », prédit l’oncle du gamin, éberlué par l’oreille absolue de son neveu.

L’avenir lui a donné raison et plus encore, puisque Herbie Hancock déclare aujourd’hui que Tigran Hamasyan est comme un professeur pour lui. Ce qui donne une bonne idée à la fois du chemin parcouru par cet artiste en quelques années et de son caractère unique. On pourrait commencer par son héritage musical pétri de rock, de jazz et de ce très riche folklore arménien, ce pays où il a vu le jour il y a trente-cinq ans.

Le combo peut paraitre incongru, et pourtant c’est précisément dans cet assemblage auquel il faudrait ajouter un léger tropisme pour le rock métal, que Tigran Hamasyan étincèle comme il le prouve, album après album. Un peu plus d’une dizaine, dont trois réalisés pendant le confinement.  Le dernier en date, « The Call Within » (l’appel de l’intérieur en français). Le résultat est littéralement envoutant, un voyage sonore et musical intense au cœur de ses influences. Mais c’est bien évidemment sur scène que la magie de Tigran Hamasyan opère le mieux. Juste pour le plaisir de le voir s’accompagner parfois en sifflotant.

Line up Tigran Hamasyan : piano Matt Brewer : basse Damion Reid : batterie ________________________

Kadri Voorand – Mihkel Mälgand duet

C’est d’abord la voix de Kadri Voorand qui frappe : une cascade de notes qui ricochent comme les gouttelettes glacées d’un torrent de montagne, pour s’envoler dans une nuée. Une voix ample, tenue mais qui ne s’interdit pas l’improvisation, et la liberté du scat. Son piano ressemble à son chant, libre et épuré, simplement accompagné de la basse très groovy de Mihkel Mälgand. Kadri Voorand, c’est le jazz venu du froid. D’Estonie, très précisément le pays où cette jeune musicienne a vu le jour en 1986, où elle est considérée aujourd’hui comme une des meilleures artistes jazz.

La musique qu’elle compose, qu’elle joue, qu’elle chante ne ressemble à rien d’autre. Peut-être, ça et là, des clins d’œil à la grande Joni Mitchell, ou à Kate Bush.

Ce jazz balte que propose Kadri Voorand est d’abord une affaire de famille. Du folk qu’elle chante en famille avec ses parents musiciens, de l’apprentissage du piano dès le plus jeune âge, mais aussi des techniques du chant estonien, de ces polyphonies traditionnelles et des ballades nordiques. Mais c’est aussi une affaire de travail, de maitrise acquise au Conservatoire de Tallinn. Son talent d’interprète et de compositrice lui vaut très vite de prestigieuses propositions de collaborations. C’est en duo qu’elle se produit aujourd’hui, pour une série de douze chansons contenues dans son dernier album, dont on retiendra, entre autres merveilles, une étonnante reprise d’un hymne de Michaël Jackson, « They don’t really care about us ».  

Kadri Voorand : chant, piano Mihkel Mälgand: contrebasse _________________________

Aziz Sahmaoui & University of Gnawa

Une certaine idée de la transe. Telle que la pratiquent les gnaouas au Maroc, le pays où Aziz Sahmaoui a vu le jour au début des années 60. Telle qu’il la pratique aujourd’hui au sein de University of Gnawa, son groupe fondé il y a dix ans, somme de toutes ses expériences mais aussi et toujours work in progress. Une université libre créée avec une brochette de musiciens pour offrir un mélange extraordinairement nerveux de rock gnaoui, de chaâbi arabo-andalou, de free jazz, de chants berbères portés par la voix splendide d’Aziz Sahmaoui, et de rythmes au tambour sénégalais.

Si son nom n’est pas forcément évocateur pour le grand public, celui de sa première formation l’est beaucoup plus. Car Aziz Sahmaoui est l’un des musiciens phares de l’Orchestre National de Barbès formé au mitan des années 90. Paris est en pleine vague raï, mais l’ONB y infuse aussi du reggae, de la pop, et du rock. Ce qui lui donne un caractère unique. Le jazz entre dans la danse avec l’arrivée d’Aziz Sahmaoui au sein du Syndicate de Joe Zawinul, génial pianiste de Miles Davis et fondateur du Weather Report. Les perspectives du free jazz fascinent le musicien. C’est à ce moment que germe l’idée de l’University of Gnawa, avec dans l’idée de réconcilier le jazz, le rock, et le gnaoui. Le producteur-découvreur Martin Meissonnier déjà complice de l’aventure ONB, l’aide à faire aboutir le projet. Les universités libres des Gnawa ont fêté leur dix ans l’année dernière.

Aziz Sahmaoui : lead Takaoute Hichem : basse Adhil Mirgani : percussions Kelner Jeff  : guitare Cheikh Diallo : claviers Samba Moktar  : batterie ______________________

 Natalia M. King

Elle est la première à l’admettre : rien ne prédisposait Natalia M. King à chanter le blues. C’est pourtant, dans cette tradition musicale si riche et si chargée d’histoires que la chanteuse-compositrice née à Brooklyn, s’épanouit avec un talent inouï depuis près de huit ans.

L’écoute de son dernier album, « A woman mind of my own » (un esprit de femme qui est le mien, en français) convoque immédiatement les plus grandes voix du genre : Etta James quand elle s’arrache les tripes de douleur, mais il y a aussi du Robert Johnson dans cette recherche de l’épure blues : une douleur et trois accords.  Mais Natalia M. King n’est pas dans la stricte répétition des classiques.

Elle y infuse la richesse de ses voyages à travers les États-Unis, l’Europe, et enfin Paris où cette jeune post beatnik, petite cousine d’une Tracy Chapman, finit par poser ses bagages et sa guitare au début des années 2000.

À l’époque, Natalia M. King n’a qu’un but : ne ressembler à personne, ne se laisser emprisonner dans aucun genre musical, s’évader dans la musique alternative. Elle fatigue et découvre simultanément Skip James et John Lee Hooker. Elle ne s’en remettra pas. Avec l’aide d’un producteur avisé, Natalia M. King trouve sa voie, son blues à elle, à travers un recueil de chansons qui lui ressemblent. On retiendra notamment, ce flamboyant hymne gay « AKA Chosen », véritable gospel LGBT.

Natalia M. King : lead vocal, guitare Ludovic Bruni : guitares Frabricio Nicolas : basse, contrebasse Vince Laurent : batterie Damien Argentieri  : claviers

Une soirée en coproduction avec le Mucem Crédit photo © DR

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Infos pratiques

Mucem Entrée J4 7 promenade Robert Laffont 13002 Marseille

Entrée Panier Parvis de l’église Saint-Laurent, esplanade de la Tourette 13002 Marseille

Offre spéciale : bénéficiez du tarif réduit 7.5€ (au lieu de 11€) pour visiter les expositions du Mucem le 13 ou le 14 juillet. Offre valable à la billetterie du Mucem sur présentation du billet de concert.

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